automne background sur animaux histoire france voyage création pouvoir png
Rubriques
>> Toutes les rubriques <<
· Pic mix (11544)
· HUMOUR et BLAGUE (2247)
· Divers (1675)
· Le saviez vous ? (1448)
· Actualites (1463)
· Histoire (708)
· La France et nos Régions (735)
· Insolite (1163)
· Animaux divers (658)
· VOYAGES dans le Monde (683)
bonne nuit maryse. http://vousamo i.centerblog.n et
Par vousamoi, le 11.02.2026
dommage que je n'ai pas vu ça plus tôt ça m'aurait mis de bonne humeur. http://vousamo i.centerblog.n et
Par vousamoi, le 11.02.2026
vue la longévité de la tortue, désormais pour me mettre au travail j'irai aussi vite qu'elle. http://vousamo i
Par vousamoi, le 11.02.2026
suite à cette bévue elle était au fond du trou ! http://vousamo i.centerblog.n et
Par vousamoi, le 11.02.2026
magnifique ce château, très bien entretenu. http://vousamo i.centerblog.n et
Par vousamoi, le 11.02.2026
· piqure acacia
· HUITRE D EAU DOUCE
· Lieux abandonnés
· Devinette
· Chiens
· LA VRAIE HISTOIRE DE LA FAMILLE INGALLS
· Bienvenue dans mon petit monde
· Miss Elegance
· La GUYANE - Faune
· MOUSTIQUE...........
· REPONSE DEVINETTE
· Princesse kadjar
· SKI
· BONSOIR
· ZEPPELIN
Date de création : 27.07.2013
Dernière mise à jour :
11.02.2026
34931 articles
AUSTRALIE
C’est une histoire bien connue des Australiens que vient de confirmer une équipe internationale de l’Université de Cambridge (Royaume-Uni), et de l’Institut CIBIO du Portugal dans les PNAS. Les millions de lapins qui ravagent leur agriculture proviennent bien d’un seul et même arrivage de 24 Oryctolagus cuniculus dûment enregistrés le 6 octobre 1859 à bord du Lightning, un navire en partance d’Angleterre. Ces animaux provenaient de la propriété de William Austin à Baltonsborough dans le Sumerset (Angleterre) et étaient destinés à agrémenter le parc Barwon de son frère Thomas situé à Geelong dans l’Etat de Victoria sur l’île-continent.
Arrivés le jour de Noël, les 13 lapins d’origine qui sont devenus 24 grâce aux naissances au cours du voyage, débarquent pour entamer la plus grande invasion biologique jamais vue dans l’histoire récente de la planète. La progression est en effet fulgurante. L’espèce conquiert 100 kilomètres par an et n’est arrêtée ni par les espaces désertiques, ni par le manque d’eau. Les barrières posées par les agriculteurs ne les ont pas stoppés non plus que des mesures plus radicales comme l’introduction du virus de la myxomatose. Les Australiens constatent aujourd’hui qu’ils ne pourront plus jamais s’en débarrasser, déplorent un impact réel sur les espèces endémiques de flore et de faune et doivent supporter plus de 200 millions d’euros de dégâts annuels sur les cultures.
Le récit d’une seule arrivée bien documentée restait cependant discutée. Des études ont ainsi affirmé qu’il y a eu plusieurs apports de populations permettant à l’espèce de s’adapter à son nouveau milieu semi-désertique. Après tout, les livres de bord des navires anglais indiquent que les cinq premiers lapins ont été débarqués en 1788 et que jusqu’en 1859, 90 importations ont eu lieu sans que les rongeurs prolifèrent. Pourquoi en serait-il autrement pour les seuls spécimens de Noël 1859 ? C’est à cette question que répond l’étude.
Les chercheurs de Cambridge se sont associés à l’Institut CIBIO du Portugal pour pouvoir comparer l’ADN de lapins européens anciens avec celui des australiens. Le choix de l’institut portugais s’explique : la péninsule ibérique est le lieu d’origine de l’espèce avant son expansion vers la France à la fin de l’ère glaciaire, il y a plus de 10.000 ans. C’est en France au Moyen-Age qu’a commencé l’exploitation de l’espèce sauvage par la création d’enclos appelés garennes. L’espèce a colonisé le Royaume-Uni au 13ème siècle seulement. Et il a donc fallu une seule famille anglaise pour que le lapin envahisse l’Australie. C’est ainsi que les génomes d’ancêtres ibériques, français et anglais ont été comparés à ceux des actuels habitants de l’île. "Nous avons réussi à retracer l’origine de la population invasive d’Australie au sud-ouest de l’Angleterre, là où la famille Austin a capturé les lapins en 1859, affirme Joel Alves, chercheur à l’Université d’Oxford et principal auteur de l’article des PNAS dans le communiqué de son université. Nos travaux montrent que malgré de multiples introductions à travers l’Australie, cette seule arrivée anglaise est la cause de cette dévastatrice invasion biologique dont les effets se font toujours sentir aujourd’hui".